Définition: mémoire cicatricielle

Notre organisme est constamment sollicité et soumis à des agressions qui peuvent avoir différentes origines: physiques, psychiques ou environnementales. C’est différentes origines sont appelées étiologies. Elles sont classée en deux grandes catégories:

  • les étiologie subies par la personne
  • les étiologies produites par celle-ci

 

Les étiologies subies sont des agressions extérieures qui sont venues altérer le milieu intérieur, sans qu’il n’ait pu réagir de façon adaptée. Après l’agression, il va rester dans l’organisme une cicatrice pathogène. En microkinésithérapie, la cicatrice est la trace laissée par une agression, elle peut se situer dans n’importe quel tissu (muscles, articulations,viscères, système nerveux…).

Ces cicatrices se répartissent dans deux catégories: les cicatrices normales et les cicatrices pathogènes.

Une cicatrice normale est le résultat d’une cicatrisation complète et où l’organisme a repris le dessus par rapport à l’agression initiale. Il ne garde aucune conséquence négative et le tissu se reconstitue de façon complète avec ou sans trace visible.

Une cicatrice pathogène est à l’inverse source de dysfonctionnement, symptôme, maladie. Dans ce cas, la réaction d’auto correction ou de cicatrisation s’est faite de manière incomplète ou insuffisante. Cette cicatrice perturbe le fonctionnement du tissu atteint.

 

Que se passe-t-il au niveau de la cellule lors d’une agression ?

Les défenses de l’organisme sont continuellement sollicitées et notre corps essaye de se défendre face à ces agressions en produisant de l’énergie. Il agit de la même manière qu’une cellule individuelle : soit en emmagasinant l’énergie produite, soit en la dissipant. Chaque manière de gérer l’agression a une conséquence différente sur l’organisme. Nous pouvons les comparer grâce à l’exemple suivant: un ballon remplit d’eau qu’on laisserait tomber d’une grande hauteur.

Dans un premier temps le ballon tombe dans une piscine, l’eau va ralentir sa chute, diminuant progressivement sa vitesse jusqu’à atteindre le fond et s’immobiliser : c’est ce qu’on appelle la dissipation de l’énergie.

Dans un deuxième temps, nous laissons tomber le ballon sur le béton, il va alors chuter et s’arrêter net au contact du sol, et probablement exploser. L’énergie n’a pas pu être dissipée, elle a donc été emmagasinée.

Dans les deux cas l’énergie initiale était identique, mais la façon dont elle s’est dispersée a eu des conséquences différentes sur le ballon, il en va de même pour l’organisme.

Nos cellules font d’avantages parti du liquide que du solide avec la capacité de se déformer et d’emmagasiner l’énergie excédentaire produite par un traumatisme. Cette manière de gérer l’énergie va provoquer une rigidification de la membrane cellulaire, rendant la cellule moins fluide. Cette altération modifie la gestion de l’énergie, au plus la rigidification est forte, moins elle sera capable de dissiper l’énergie, la rendant plus vulnérable. Elle ne sera alors plus capable de faire face aux agressions futures, même minime. C’est l’accumulation des agressions qui va développer des zones de densité anormale et constituer un terrain favorable au développement de pathologies.

L’énergie évoquée ici est une énergie physique, présente dans le corps entier (influx électrique au sein des nerfs, pression osmotique dans les veines…)

 

Quelle est l’action de la microkinésithérapie ?

Durant la séance de microkiné, le thérapeute va venir interroger la vitalité des tissus. C’est l’altération de cette vitalité qui va permettre de repérer la présence d’une mémoire cicatricielle. Le thérapeute pourra alors déterminer l’étiologie de cette mémoire ainsi que le dysfonctionnement ou symptôme qui en a découlé.